vendredi 30 décembre 2016

La demeure du Pôle et le sceau du Soleil - Turba Philosophorum

   
    Turba Philosophorum

Médaille offerte au Roi-Soleil par le duc d'Aumont. 



Article paru dans Le Miroir d'Isis N° 20 (novembre 2013)

A.A.


Notre  étude  sur  la  figure  et la  fonction  d'Hermès-Idrîs  telles  qu'elles  apparaissent  dans  la  tradition islamique a montré que celui-ci assume une fonction polaire - il est le « pôle des esprits humains » - mais aussi solaire, puisque sa demeure est dans le ciel du Soleil. Or il se trouve que cet aspect tantôt polaire, tantôt solaire n'est pas sans relation avec certaines correspondances numériques, et c'est ce que nous souhaiterions nous attacher à développer quelque peu dans ce qui suit.








vendredi 9 décembre 2016

Cheikh Mohammed Sa’îd Ramadhân al-Bûtî - La célébration du Mawlid (vidéo)







Traduction

Un discours de bienvenue à notre Prophète bien aimé Muhammad, que la Paix et la Bénédiction soient sur lui . L' anniversaire

Son éminence le Professeur Mohammad Said Ramadan Al-Bouti .Directeur du département des Croyances et Religions de la Faculté de la Sharî`ah, à l' Université de Damas


Le 12 e de Rabi' Al-awwwal 1433H


Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux .


Toutes les louanges reviennent à Allah le Seigneur des Mondes


Que la Paix la plus parfaite et les bénédictions soient sur notre Seigneur Muhammad ainsi que sur toute sa Famille et ses Compagnons .


Le mois de  Rabi' Al-awwwal nous rappelle la célébration du noble anniversaire du Messager (PBsl) .


Il est rapporté, dans les  deux Sahîh qu'il jeûnait chaque Lundi .


Quand on lui demanda la raison derrière cela, il dit : "c'est mon anniversaire" .


C'est une preuve manifeste qu'il était en train de célébrer le jour de sa naissance, plutôt que le mois .


Le Prophète (PBsl) exprime concrètement à travers la célébration de son anniversaire, sa gratitude et le remerciement envers Allâh qui l'a anobli en lui conférant  la mission d'être le dernier Messager et Prophète pour le monde entier .


Ce que je veux qu'on saisisse (appréhende), c'est que la nation du Prophète Muhammad, que la Paix soit sur lui, devrait se presser à commémorer son anniversaire,  plus qu'il ne le fit lui-même .


Je pense que c'est un point incontestable . 


Cependant, je veux faire valoir que ce qui encourage le musulman à cette occasion sur l'avènement du mois de Rabi' ou des jours du lundi : c'est en fait   l'amour qui agite celui qui le commémore, que la Paix soit sur lui .


Plus il y a de l'amour qui fleurit dans le coeur du croyant, plus cela éveille l'aspiration pour lui, que la Paix soit sur lui, à chaque fois que l'anniversaire de sa naissance se reproduit (se répète) .


Il n'y a pas de différence entre le moment et l'endroit qui nous le rappellent .


Quand nous sommes honorés à visiter son Sanctuaire, que la Paix soit sur lui, que ressentons-nous ?


Cet endroit allume dans nos coeurs les émotions pour l'anniversaire de sa naissance .


Par conséquent, la valeur du moment est similaire à celle de l'endroit . Le moment qui revient à nouveau coincide avec le jour ou le mois de sa naissance .


Le parfum agréable du souvenir de sa naissance, que la Paix soit sur lui, doit susciter en nous une sensation d'aspiration (désir ardent) vers lui .


Cela nous invite à lire sa biographie et à connaître ses nobles manières .


Je rassure que celui dont le coeur est vidé d'amour pour le Messager d'Allâh, que la Paix soit sur lui, n'est pas affecté par mes paroles .


Il peut sainement admettre, cependant, qu'il ne puisse interagir  émotionnellement (affectivement) .


Lorsque nous constatons (percevons) les gens dont les coeurs sont inondés d'amour pour le Prophète, que la Paix soit sur lui, nous trouvons qu'aucune chose même minime ne stimule (provoque) en eux le souvenir (la commémoration) du Messager d'Allâh, que la Paix soit sur lui .


Quand un chanteur fait l'éloge du Prophète, que la Paix soit sur lui, nous aspirons à lui .


Quand nous avons lu les différentes situations au cours de son existence, les sentiments d'amour attisent vivement  nos coeurs .


Nous pouvons rencontrer  des musulmans novices, ayant embrassés l'Islam, parler de leur amour qu'ils éprouvent pour le Prophète, que la Paix soit sur lui, bien qu'ils ne le connaissaient pas auparavant, mais Allâh les a honoré en leur faisant connaître (le Prophète PBsl), après leur foi en Allâh .


Les sentiments d'amour fleurissent aussi dans leurs coeurs . C'est quelque chose de normal .


Je reprends que les gens dont les coeurs sont remplis d'amour pour les mondanités et les désirs, ne comprennent pas mon discours parce qu'il n'y a pas de place pour aimer le Prophète, que la Paix soit sur lui .   


Je demande à Allâh de leur allouer la douceur de l'amour du Messager d'Allâh, que la Paix soit sur lui .


Cet amour est lié à l'amour qu'on éprouve pour Allâh, Le Tout-Puissant .


Quiconque aime Allâh, doit aimer aussi Son Messager, que la Paix et la Bénédiction soient sur lui .


Celui qui aime Allâh ; doit aimer l'homme à qui Allâh fait l'éloge .

Allâh dit : "En vérité, tu (Ô Muhammad SAW) es un niveau exalté de moralité " .

Comment se fait-il que l'on ne puisse aimer l'homme loué par Allâh pour son noble comportement ?!


Je demande à Allâh de nous ennoblir à le suivre .


Je demande à Allâh de manifester notre commémoration à travers ceci .


Et pour être loin de commettre des choses qui déplaisent à Allâh et Son Messager .


Et toutes les louanges reviennent à Allah le Seigneur des Mondes .

samedi 3 décembre 2016

Dr Pierre Galimard. Hippocrate et la Tradition pythagoricienne.







Comptes Rendus, René Guénon, éd. Éditions Traditionnelles, 1986

Dr Pierre Galimard. Hippocrate et la Tradition pythagoricienne. (Jouve et Cie, Paris). – Ce travail dépasse de beaucoup la portée habituelle des thèses de doctorat en médecine, et on pourrait le considérer comme une excellente introduction à l’étude de tout un ensemble de questions qui paraissent avoir été fort négligées jusqu’ici. Ce qui fait l’intérêt d’Hippocrate, c’est qu’il « nous apparaît comme le dernier représentant, en Occident tout au moins, d’une médecine traditionnelle » ; cette médecine, qui était essentiellement un « art sacerdotal », était probablement déjà bien affaiblie en Grèce à son époque, et l’on peut se demander jusqu’à quel point lui-même l’avait comprise : mais les données qu’il a conservées dans ses écrits, et qui sans lui seraient entièrement perdues (car jusqu’à lui elles n’avaient sans doute jamais été transmises qu’oralement), n’en mériteraient pas moins un examen approfondi, qui, surtout si l’on y joignait une comparaison avec les choses du même ordre qui existent en divers pays d’Orient, permettrait peut-être d’en retrouver la véritable signification. Le Dr Galimard s’est proposé plus particulièrement de montrer les liens qui rattachent les conceptions exposées par Hippocrate à celles des Pythagoriciens, qui appartiennent aussi à la même période de transition entre la Grèce archaïque et la Grèce « classique » : le symbolisme des nombres, l’analogie du macrocosme et du microcosme, la théorie des tempéraments et de leurs correspondances quaternaires, l’affirmation d’une étroite relation entre la sagesse et la médecine, tout cela, chez Hippocrate, est manifestement d’inspiration pythagoricienne. Naturellement, l’auteur n’a pu ici que donner un aperçu de ces différents sujets ; mais, puisqu’il dit lui-même que « son travail, bien loin d’épuiser la question et de conclure, voudrait être seulement une entrée en matière », il faut espérer qu’il lui sera possible de continuer ces études par la suite et de reconstituer plus complètement le caractère de cette « médecine d’origine sacrée », si différente à tous égards de la médecine profane des modernes, et qui, contrairement aux tendances exclusivement analytiques et expérimentales de celle-ci « tire d’en haut tous ses principes et leurs applications ».







Poème - Les pétales flottants - De Ghalem Abdellah.




Un lecteur nous envoie un poème en hommage à Abû Madiyan Shu'ayb, nous sommes heureux de vous le faire partager



De Ghalem Abdellah


à l'occasion de la naissance de sidi Abu Madyan 




Les pétales flottants



1


Telle une abeille qui recherche sa reine,
L’enfant de Séville quitta son domaine. 
Un riche pays et une belle époque. 
Avec le ventre vide et l’habit en loque



2


En se confiant à l’inévitable hasard,
Il franchit aisément la mer Gibraltar,
Et marche sur la terre de sa future patrie
Qui chantonne la vie de différents cris.



3


Et c’est parmi les âmes de Fès et de Taza,
Qu’il reçut du grand maître Abou Yaza ;
Après cécité et maintes souffrances ;
Le mérite d’une honorable licence



4


Armé jusqu’au cœur de savoir et d’honneur,
Il pénètre Tlemcen et campe dans ses hauteurs.
Sous le dôme de sidi, Abdallah Benali
Il contemple le jour et adore la nuit .



5


Ulémas et exégète, accourent à la hâte ;
Avec autant de lait, que ne prenne une jatte.
L exhortant sans le dire, à aller vers la Mecque
Cette ville suggèrent-ils n’est pas si pittoresque.



6


Très calme et silencieux, il ressort sous leurs yeux,
Une rose si fraîche qui vient de nulle saison.
Lui prend ses pétales, et les jette sans raison 
Sur le bol de ses hôtes, avec la grâce de Dieu.



7


Les pétales flottèrent sans débordement.
Ses rivaux détrônés, l’accueillirent sagement.
Avec joie l’acceptèrent parmi leur élite.
Et depuis ne connut ni échec ni faillite



8


Si belle si mystique, Tlemcen la scolastique 
Ne peut le dérouter de son chemin tracé. 
Forgeant un cœur tendre, d’un esprit drastique 
Il faut allez chercher ailleurs son panacée.



9


Par appui de Dieu et de Mustapha (ssl)
Il a su parler au mont Arafa 
A son grand frère Kader Djilani,
Qui regarde le ciel d’une autre manie.



10


Après ce rite c’est vers Jérusalem.
Qu’il s’y établit en milieu boisé.
Avant de combattre de fous croisés.
Ce qui lui valut un joli diadème. 




11


Qu il aurait payé de sa propre chaire ;
Un bras coupé et d’autres douleurs.
Un petit Maghreb de toutes les couleurs,
Est ainsi bâti Grâce à son calvaire.



12


L’homme est abattu, l’homme est fatigué
Son âme devient sèche, il faut l’irriguer.
Par l’amour de Dieu et de la piété.
Et des journées calmes sans anxiété.



13


Séville, Fès, Tlemcen, et autres lieux de rêves
Lui rappelle l’amour sous haute nostalgie.
Tel un oiseau errant, qui dans le ciel s’élève,
Plane puis se pose et choisira Bougie.



14 


Arabe, andalous, berbères, et des chanceux.
S’abreuvent nuit et jour du souffle de l’ascète 
Beau pays, beaux enfants, et un Dieu généreux.
Plaisir et bien être pour les hommes et les bêtes.



15


On vient de si loin questionner Bougie.
Sur la vie sur la mort sur la magie.
On vous répondra sans aucune monnaie.
La réponse demain vous sera donnée.



16


Il faut voyager et gagner l’ouest.
Que sais –je une envie ou un ordre céleste.
Ou tout simplement un vœu de sultan.
Qui veut posséder tous les pieux savants 



17


Arrivé là-bas à Ain-Takbalet.
Près du village qui me verra naître
Il se met debout en levant son sceptre 
Il pointe l’horizon, ensuite il s’arrête



18


Cette belle cité qui domine la ville ?
Comment s’appelle-elle leurs demanda-il.
-« C’est El Eubbade » répond le vizir.
-«Le lieu idéal pour mieux dormir. »



19


En rendant son âme à l’éternité.
Il dira tout haut à qui veut l’entendre.
« Que le créateur est toute vérité. » 
Qui aspire à Dieu évite les méandres 



20


Comment ne pas aimer un homme.
Qui lui vous aime énormément
Si le prophète nous somme 
D’aimer tout les musulmans.



Ghalem .Abdellah. (mars2010)



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