dimanche 19 février 2012

La Mecque

La Mecque (Makkah)





 







La Mecque est le lieu le plus sacré du monde. C’est le lieu de la naissance du prophète Muhammad pssl et le lieu où est descendu le Saint Coran, une révélation du Maître de l’Univers adressé à tous les êtres humains aussi bien qu’aux autres créatures, les génies par exemple.






Berceau du monothéisme et capitale spirituelle du monde musulman, la Mecque est située à la   latitude 21°30 Nord et longitude 40°20 Est dans la province de Hijaz en Arabie Saoudite, péninsule de 2,240,000 km carrée.

Ville montagneuse entourée par la Vallée d’Abraham (Wadie-Ibrahim), elle s’étend sur un ensemble de monts et de vallées et est enchâssée par deux chaines de montagnes prestigieuses, au nord par le mont Al Falq et Kaeyqan, au sud par les monts Kandamah et Abu-Qubaïs, le mont qui abrita la Pierre Noire à l’époque de Noé as et qui la restitua à Abraham as et à partir duquel le prophète Muhammad a fendu la Lune en deux.



                                                  Jabal an Noor

 La Mecque a pour voisin deux autres montagnes non moins célèbres : à trois kilomètres le Jabal an Noor, mont qui abrite la Caverne Hira où le Prophète pssl avait reçu la première révélation et à sept kilomètres le mont Shawr, dans la caverne duquel le Prophète pssl accompagné d’Abu Bakr ra s’étaient réfugiés durant leur émigration vers Yathrib (Médine). Charé Shawr est aussi la caverne où Allah érigea un mur impénétrable avec du fil d’araignée pour protéger son Envoyé pssl contre les armées des polythéistes.




                                                  La Révélation sur le mont Hira


La Mecque est cette ville sans aucun attrait touristique que tous, même des personnes âgées, malades et handicapées veulent visiter quand bien même une visite comporterait un risque de non-retour. Elle n’a pas de rivière, de cascade. Elle est un endroit très désertique et est recouverte de sables, de pierres et de collines. Elle a une température avoisinante de 48° Celsius en été.



 La Mecque est identifiée par le Saint Coran comme « la Mère des Cités » (Umm al Qorah) et comme « La Cité de la Paix » (Al Balal al Amin) également connue sous les noms de la « Source de la Miséricorde » (Umm ar Rahma), de « l’origine » (Al Ras) et de la « sacro-sainte » (Al Muqaddasah).


C’est la Mecque qui possède la Maison Honorée (Kabaa Sharif) vers laquelle un milliard de personnes se tournent pour l’accomplissement de leurs prières quotidiennes. Elle possède aussi la source miraculeuse de Zam Zam, l’eau de laquelle le mourant aspire à boire avant sa fin.









La Mecque abrite aussi la Mosquée Al haram (Masjid-ul-Haram), mosquée pouvant accueillir à l’intérieur plus d’un million de prieurs avec sa superficie de 356 000 mètres carrés et à l’extérieur, sur l’esplanade, 500 000  prieurs. Le prieur y reçoit 99,999 récompenses supplémentaires par prière, donc 100,000 de bénédictions.


Par ailleurs, se trouve à la Mecque la Mosquée des Génies (Masjidul-Jinn) où les génies faisaient allégeance (Bay’at) au Prophète pssl.


  Intérieur de la Mosquée Al haram



   Egalement, elle abrite la maison de Khatijaea ra, la première musulmane. Y naquit Fatima ra, la perle précieuse qui embellira le Paradis par sa présence.





La Mecque a trois entrées principales : Al Maala au nord de la région haute et Al Masfalh au sud de la région base et As Sabeikah à l’ouest. Ses périmètres sont sacrés, ses habitants sont les voisins de Dieu. Ils ne sont autorisés à couper des arbres, de chasser les animaux, de verser le sang et en contre partie ils ont l’assurance de vivre en sécurité.





Selon un récit transmis par Abu Sharif Al Khuzai, le Prophète pssl a émis les propos suivants au moment de la prise de la Mecque : « Certes, Allah a rendu sacrée la Mecque le jour où il créa les cieux et la terre. Aussi est-elle sacrée par le caractère sacré d’Allah. Jusqu’au jour de la résurrection, il n’est alors licite à personne ayant foi en Allah d’y répandre le sang et d’y abattre les arbres ».





Aujourd’hui la Mecque est une cité très moderne. Il y existe de grand centres commerciaux, de grand établissements d’enseignements supérieurs etc.





Dans le domaine de la médecine, la Mecque devance toutes les villes voisines par l’existence de multiples hôpitaux, de cliniques mobiles, de laboratoires, de banques d’organes et par l’existence du service du Croissant Rouge destiné au secours urgent. Ce service dispose de moyens très modernes, dont par exemple des avions d’évacuation médicale comportant un bloc opératoire pour fonctionner en plein vol.
                                                                  





La Mecque est un centre d’information. Elle dispose des stations de télévisions modernes. La Mosquée al Haram est elle-même dotée d’une station propre diffusant en direct les rituels du pèlerinage et des prières par satellite et sur internet.





La Mecque abrite des musées islamiques, des bibliothèques spécialisées en matière religieuse et générales.





Bien que la Mecque soit un lieu aride, elle a une surabondance de toutes sortes de nourriture. D’ailleurs Abraham as n’avait-il pas invoqué Dieu en ces termes : « Accorde-leur des fruits en nourriture, peut-être Te seront-ils reconnaissants ..(Le Saint Coran, chapitre 14, verset 37.)



La Kaaba, son histoire 


 











La Kaaba (Maison Honorée) est symboliquement le centre et le cœur du monde terrestre. Elle se trouve géographiquement au milieu des cinq continents et est perpendiculaire à la Maison Illuminée (Baïtul Mamur), la Maison du septième ciel. Elle est donc bien évidemment le siège de l’autorité spirituelle. La Maison de Dieu est celle qui est la plus honorée du monde. Aucun lieu sur terre ne commande autant de respect. La Maison Honorée est respectée par les humains, les djinns, les anges et les animaux. Elle est couverte d’une toile de soie noire (Kiswa) qui contient des motifs coranique brodés en or pur. C’est une couverture très couteuse et est renouvelée tous les ans.







                                                 

Elle est le seul lieu au monde qui n’est jamais déserté car jour et nuit une foule de personnes très compacte tourne autour d’elle, et tourneront certes sans arrêt jusqu’au jugement dernier.


L’histoire de la Maison Honorée date d’avant celle de l’humanité et probablement précède l’ère géologique. La Maison Honorée fut construite pour être le centre du pèlerinage des anges. Elle fut créée par le verbe divin (Sois et c’est) depuis des temps immémoriaux bien avant l’avènement de l’homme sur terre. Ibn Abbas rapporte que : « Allah fit connaître à Adam (as) l’existence de la Maison Honorée avant qu’il n’y eût été descendu ».

La Kaaba Adamique

Quand Adam as partit pour le pèlerinage à la Mecque, il était très nostalgique et larmoyant car il fut descendu sur terre. Pour le consoler, Dieu lui envoya une construction du paradis qui contenait des lampes faites d’une lumière céleste. Elle était circulaire avec une coupole (Qubba) et quatre colonnes en pierre précieuse taillées magistralement d’une seule pierre. Elle contenait quatre portes, une pour chacun des prophètes suivants : Adam as, Abraham as, Ismaël as et Muhammad (pssl). Ces derniers devinrent ultérieurement ceux qui avaient participé aux réformes du culte lié à la Maison Honorée.

En faisant descendre Adam as sur terre, Dieu lui avait dit, d’après un récit rapporté par Addallah Ibn Amru : « Avec toi, je vais faire descendre un temple (Bayt) autour duquel on circulera comme on le fait autour de mon trône et auprès duquel on fera des actions de grâce ».

A ce moment là, Dieu avait convoqué toute la postérité d’Adam as et leur avait demandé : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? Elle avait répondu : Certainement et nous en sommes témoins. (Le Saint Coran, chapitre 7, verset 172.)

Ce témoignage fut divinement enregistré sur pierre précieuse très blanche. Plus tard, cette pierre fut connue sous le nom de la « pierre noire » (Hajar-Aswad) puisqu’elle devint noire par les attouchements des polythéistes.





Après sa descente sur terre, cette pierre fut encastrée dans la première Maison de Dieu. Elle était tellement brillante que ses rayons illuminèrent la Mecque toute entière, sa banlieue et d’autres régions plus lointaines moins brillamment. L’espace illuminé intensément s’appelle « espace très sacré » (Haram Sharif) et l’espace qui a été illuminé moins brillamment s’appelle « espace sacré » (Hil) et l’extérieur de ces deux espaces a pour nom les « Miquats ».

C’est une limite que les non-croyants ne doivent pas franchir sous peine de sanction. Les croyants ne sont autorisés à y pénétrer qu’avec l’habit de pèlerin (Ihram) et en état de sacralisation totale. Il est surveillé avec grande vigilance par un groupe d’anges qui forme un cercle face à la Maison. Ils se tiennent debout à la limite du territoire sacré, et ce en permanence. Ce poste angélique de surveillance a rendu le territoire sacré inviolable. Les croyants ont pu tourner autour de la Maison Honorée Adamique jusqu’au déluge du temps de Noé as.

La Kaaba Abrahamique

Après le déluge, l’homme devenait un peu plus adulte et Abraham (as) prouva sa maturité. Dieu lui avait demandé d’inaugurer un nouveau cycle humain en lui confiant la construction de la Maison Honorée sur le même site de l’ancien Temple Adamique d’après un plan établi par l’ange Gabriel (as) avec le concours du fils d’Abraham (as) qui agissait comme géomètre. L’édifice prit la forme d’un rectangle arrondi sur le côté nord-ouest en maintenant la forme circulaire de la Kaba Adamique et en contenant seulement deux portes .( Il y a lieu de noter que le mot de Maison Honorée dérive des alphabètes K et B et qui signifient carré et cube en arabe.)

Lorsque la construction arriva à un stade avancé, le mont Adu Qubais qui entoura le chantier demanda à Dieu : « Seigneur autorise-moi à remettre le dépôt à ton ami très proche (Khaliullah) ».

L’autorisation fut accordée. Le mont dit alors à Abraham (as) : « Je renferme un dépôt qui t’est destiné. C’est une pierre que ton ancêtre Noé as m’a confiée au moment du déluge ».

L’ange Gabriel (as) se chargea de la livraison. Abraham (as) en personne l’encastra sur le côté est de l’édifice. Cette pierre noire déposée à la Maison Honorée est le signe du pacte divin.

La pierre noire a pour fonction d’être témoin de ceux qui ont tourné autour de la Maison Honorée. D’après une tradition, le prophète Muhammad (pssl) a dit : « En vérité, la pierre noire est une des hyacinthes du paradis. Elle se ressuscitera le jour du jugement. Elle a deux yeux et une langue. Elle parlera et témoignera en faveur de tous ceux qui l’ont touchée réellement. »

                                   Maqam d' Ibrahim


La Kaaba préislamique

Peu après le départ d’Abraham (as) de ce monde, l’homme de nouveau trébucha dans sa marche vers l’Eternel. Certes, l’homme est convaincu que l’essence de sa vie est de s’approcher de Dieu, mais il est dans sa nature très faible et est vulnérable à l’influence diabolique de Satan. Ainsi, il s’éloigna de Dieu et revint à la case de départ. Il oublia le principe fondamental de l’unicité de Dieu enseigné par Abraham (as). Il devint polythéiste et idolâtre. Il adora 360 idoles au premier plan desquelles se trouvaient Hubal, Lat et Uzza. Cependant, les idôlatres n’avaient pas complètement oublié le nom de Dieu unique (Ilah). Ils avaient aussi préservé la tradition d’accomplir les tournées rituelles (tawaaf) mais ils les effectuèrent désormais d’une façon malsaine et démoniaque. La Kaaba était transformée en camp de naturistes. En effet, les idolâtres considéraient qu’ils devaient accomplir le rite sacré tout nus car, selon leur raisonnement, l’homme est né nu et il doit donc se présenter devant les divinités dans une condition semblable.

Hubal




Dans ces circonstances, les tournées rituelles (tawaaf) avaient pris une allure de fête accompagnée de réjouissances. Une foule immense était toujours présente à la Kaaba. Certains faisaient les tournées rituelles, d’autres entreprenaient des activités commerciales. Des foires furent organisées. On y vendait un peu de tout, notamment les boissons, les épices, les parfums, les divinités et les femmes et celles-ci parfois au rabais. Le vœu de Satan était semble-t-il comblé.

Par ailleurs, deux habitant de Yémen, Asaf Ibn Baghi et Na’ila Bint Dik furent maudits pas Dieu. Ils étaient partis faire le pèlerinage selon les rites de l’époque. Mais ils étaient tellement emportés par l’ambiance qui régnait autour de la Kaaba, les chants, les danses érotiques et les boissons alcooliques qu’ils décidèrent de pénétrer à l’intérieur de la Maison de Dieu pour se retirer de la foule et se retrouver en privé. Profitant de l’intimité, ils se comportèrent comme des conjoints. Leur conduite malsaine attira la colère de Dieu. Le Tout-Puissant les paralysa et les transforma en pierre.

Ils devinrent deux statues de grande qualité. Mais les idolâtres sont tellement pervers qu’ils crurent fermement qu’une manne céleste s’était produite. Ils divinisèrent les deux statues. Ils les placèrent devant la porte de la Kaaba mais les transférèrent ensuite aux collines Safa et Marwa. La coutume de l’époque consistât à les toucher pour avoir leur bénédiction ! La décadence de l’homme était totale.



La Kaaba Muhammadienne

Peut-on dire que l’œuvre d’Abraham (as) a été anéantie ? La réponse doit être négative. Dieu veille sur la Kaaba depuis toujours. Abraham (as) Lui avait invoqué en ces termes : « Notre Seigneur, envoie aussi parmi eux un messager issu d’eux-mêmes qui récite tes signes, qui leur enseigne le livre et la sagesse et qui les purifie. En vérité, Tu es le Fort et le Sage .(Le Saint Coran, chapitre 2, verset 129.)

Cette prière fut exaucée quelques 25000 ans plus tard par Muhammad (pssl) alors qu’il était âgé de 35 ans seulement. Il n’était pas encore formellement inspiré par Dieu. Il inaugura le troisième cycle définitif de l’histoire de la Kaaba. Pendant une période de 23 années, il changea le cours de l’histoire de la Kaaba post-abrahamique. Tous les idolâtres de l’Arabie devinrent des croyants en un Dieu Unique. Ceux-ci influencèrent l’évolution de la Maison Sacrée de leur façon.

La Kaaba était vieille de 25000 ans et ne pouvait résister aux intempéries. Avec la dernière grande inondation ses murs commençaient à s’écrouler. Les Quraychites, les descendants d’Ismaël (as), voulaient la reconstruire, mais ils étaient réticents puisqu’ils avaient encore en mémoire l’épisode d’Abraha.

Trente cinq ans auparavant en l’an 570, environs deux mois avant la naissance du prophète Muhammad (as), Abraha Ashram, le gouverneur Abyssin du Yémen était venu à la Mecque avec une grande armée d’éléphants pour démolir la Kaaba et pour ensuite la reconstruire au Yémen afin de profiter commercialement du pèlerinage, qui était plutôt la plus grande foire de l’époque en cette partie du monde. Aussitôt arrivés dans les faubourgs de la Mecque, ils avaient confisqué tous les chameaux. Les mecquois ne pouvaient résister à une si puissante armée des abyssins. Ils avaient tous évadés la Mecque pour aller se réfugier sur les montagnes avoisinantes, à l’exception d’un de leur chef, Addul Mutallib, qui deviendra le grand-père du prophète Muhammad pssl. Abdul Mutallib alla à la rencontre d’Abraha dans la banlieue de la Mecque. En le voyant, Abraha croyait qu’il était venu implorer sa clémence pour ne pas détruire la Kaba. Tel ne fut pas le cas. Abdul Mutallib était venu seulement pour demander la restitution des chameaux pillés.

Le voyant perplexe, Abdul Mutallib lui dit : « Les chameaux nous appartiennent. Quant à la Kaaba, elle a son Maître qui s’en occupera ».

La grande armée d’Abraha avait déjà pénétré l’espace sacré de la Kaaba. Elle avait dû faire une escale forcée dans une vallée (Wadi e Muhassar) à Mina puisque les éléphants ne voulaient plus bouger. Puis Dieu, le garant de la Kaaba, envoya une armée d’oiseaux qui laissèrent tomber sur eux de petites pierres de Sijjil. Abraha et son armée furent tous anéantis.

« N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’éléphant ? N’a-t-il pas rendu leur ruse complètement vaine. Et a envoyé sur eux des oiseaux par volées qui lançaient des pierres d’argile. Et il les a rendu semblables à une paille mâchée .(Le Saint Coran, chapitre 105.)

Ces pierres contenaient-elles des éléments radioactifs ? Peut-être pas, mais seul Dieu en connait les secrets. En tout cas, elles avaient une puissance considérable.

C’est bien pour cette raison que les Quraychites hésitèrent à démolir la Kaaba.

Finalement, un de leur chefs, Walid Bin Mughira leur dit : « Notre intention n’est pas comme Abraha. Nous autres, nous voulons seulement reconstruire l’édifice que l’inondation a endommagée ».

Convaincus, ils décidèrent de la reconstruire. Ils organisèrent une collecte d’argent pour financer le projet mais ils n’acceptèrent pas l’argent provenant d’une transaction interdite.

Cette attitude est fort louable et représente bien le changement qui allait s’opérer.

A cette époque, la Kaaba était construite de pierres entassées les unes sur les autres sans chaux ou ciment pour les lier. De plus, elle n’avait pas de plafond.

Par coïncidence, un navire romain dirigé par un dénommé Bakum échoua tout près du port de Jedda, à 75 km de la Mecque. Les mecquois envoyèrent le même Walid Bin Mughira à Jedda pour acheter du bois du navire naufragé de Bakum. Walid Bin Mughira acheta les débris du navire et retourna à la Mecque accompagné de Bakum, l’ingénieur romain.

Ils ont pu aussi avoir l’aide d’un égyptien dénommé Hanna qui était un maître charpentier.

L’heure de vérité fut arrivée. Il fallait absolument démolir la Kaaba pour la reconstruire. Mais personne ne voulait faire le premier pas. C’est bien encore lui, Walid Bin Mughira, qui avec l’aide de sa hache enleva quelques pierre. Mais comme rien de mal n’advint à Walid, ils étaient certains maintenant que Dieu était satisfait par les actions de Walid. Ils étaient maintenant tous bien disposés à démolir la Kaaba et participer à sa reconstruction.

Muhammad pssl, citoyen modèle, participa activement à la construction de la Maison Sacrée. Il transportait de grosses pierres sur sa nuque du mont Abu Qubays. La construction fut rapide.

Cependant, la polémique prit naissance quand il fut question de placer la Pierre Noire. Les différentes tribus se disputaient entre elles. Chaque groupe voulait avoir l’honneur de pouvoir soulever et déplacer la Pierre Noire dans le coin où elle devait y être. La querelle fut sans merci et les dirigeants de chaque tribu étaient sur le point de s’entre-tuer.

Ce désaccord continua pendant quelques jours et aucune solution ne fut trouvée. Finalement Abu Omayya al Makhzumi, un de leur chefs très âgé suggéra : « O mes frères ! Vous voulez plaire à vos dieux, mais en même temps vous voulez vous entre-tuer. La première personne qui entra par la porte d’As-Safa trancherait le litige ».

Tous acceptèrent cette proposition et ils attendirent. Le suspense fut très grand. Tout à coup quelqu’un y entra. Tous ensembles crièrent Muhammad Al Amine (pssl), l’homme de confiance. Tous étaient satisfaits et soulagés en le voyant. Informé de la querelle, Muhammad (pssl) satisfit tout le monde à la fois. Il leur demanda d’apporter un grand tissu sur lequel il plaça la Pierre Noire et demanda à un représentant de chaque tribu de tenir un bout de tissu par le bord afin de transporter ladite pierre. Tous ensembles soulevèrent le tissu jusqu’à la hauteur où la pierre devait être déposée. Muhammad (pssl) la prît pour la placer lui-même. Le principe pur d’Abraham as reprit naissance.

Ce geste de Muhammad (pssl) ressemble à celui effectué par Abraham as et ceci est la preuve de la continuité et la synthèse de la mission prophétique.

Un autre évènement est aussi très significatif. Par manque de fond licite, les Quraychites décidèrent de raccourcir la longueur de l’édifice rectangulaire qui devint un carré. Ce modèle avait l’avantage de solidifier et stabiliser le monument et de le rapprocher dans la forme de la Baïtul Mamur, la Maison fréquentée au septième ciel et qui est carrée. Toutefois, les Quraychites laissèrent vide l’espace non utilisé. Ils y construisirent un mur circulaire qui indique encore aujourd’hui le lieu de la Kaaba Abrahamique. Cet espace s’appelle Hijr et le mur circulaire s’appelle Hatim.



Ils ajoutèrent un toit supplémentaire à la Kaaba mais supprimèrent la porte située sur le côté nord-ouest.

La porte sur le côté sud fut élevée de deux mètres du sol. L’entrée à la Kaaba nécessite l’utilisation d’une échelle. Mais, selon le Prophète Muhammad (pssl ): « Le Hijr forme une partie de la Kaaba ».

Après la conquête de la Mecque en l’an 8 de l’Hégire, Muhammad (pssl) n’altéra pas l’édifice de la Kaaba. Il détruisit par contre toutes les idôles qui s’y trouvaient à l’intérieur. La Kaaba est préservée de toute souillure.


La Kaaba aujourd’hui

Il ne fait aucun doute que la Kaaba est l’édifice le plus honoré de la planète et les musulmans n’arrêteront de demander à Dieu d’accroître son honneur. Chaque année plus de dix millions de pèlerins, en la voyant pour la première fois prononcent la formule suivante : « Seigneur accroît  l’honneur de ce Temple sa considération, sa vénération. Qu’il reçoive un surplus de majesté et de grandeur de la part de tous ceux qui accomplissent le grand ou le petit pèlerinage (Hajj ou Oumra)".

Ceci est la raison pour laquelle la Kaaba est dotée de la porte la plus couteuse du monde. Cette porte contient 280 kilogrammes d’or pur à 99% et vaut une fortune. Elle contient de la calligraphie des versets coraniques. En réalité, la porte de la Kaaba est composée de deux portes ; une donnant vers l’intérieur et l’autre vers l’extérieur. Elle est à 2,25 mètre au dessus du sol.








La Kaaba est couverte en permanence d’une étoffe en soie noire d’une superficie de 650 mètres carrés. Ce tissu contient des motifs de versets coraniques brodés également en or pur. Une industrie spéciale existe pour sa fabrication. Cette usine se situe sur l’ancienne autoroute de Jedda à la Mecque. Elle emploi environ 250 ouvriers qualifiés. Chacun est spécialisé dans une discipline : le tissage, la broderie, la calligraphie etc. L’usine fonctionne en permanence afin qu’elle puisse produire annuellement une nouvelle couverture (Kiswa).

L’édifice de la Kaaba n’est pas exactement cubique. Il est plutôt quadrangulaire car il est de treize mètres de long, douze mètres de large et quinze mètres de haut. Ce ne sont pas les murs de la Kaaba qui sont orientés vers les points cardinaux mais bien plutôt ses quatre angles (Arkan).


L’intérieur de la Kaaba ressemble à une chambre vide avec une copie géante du Coran exposée sur un support. Le mur est revêtu en marbre.


La Kaaba se trouve au milieu de la Mosquée Sacrée (Masjid al Haram). Cette mosquée se situe dans un espace qui s’appelle Bakka.


En l’an 683 de l’ère chrétienne, Abdullah Ibn Az Zubair se rebella contre le calife Yazeed qui transforma la Kaaba comme au temps d’Abraham (as). En 693, Al Hajjaj Ibn Youssouf conquit la Mecque et tua Abdullah Ibn Az Zubair. Avec l’accord du calife de l’époque, Abdul Malik, il démolit la Kaaba et la reconstruisit d’après le modèle des Quraychites, le modèle bâti par le prophète Muhammad (pssl). En l’an 1630, le mur nord-ouest de la Kaaba fut endommagée par une grande inondation. Le Sultan Muraad ordonna sa démolition et la fit reconstruire conformément au modèle des Quraychites et en utilisant les pierres d’origine. Depuis personne n’a changé son modèle de façon drastique. Seulement des rénovations mineures ont eu lieu. C’est cette Kaaba qui existe aujourd’hui.











La Kaaba dispose de plusieurs noms tels Baitullah (Maison de Dieu), Baitul Haram (Maison Honorée), Baitul Atiq (Maison Antique), Al Akdas (le Saint des Saints), Al Muqadassa (la Sacro-sainte) etc.


La Kaaba a un statut privilégié car elle est : « certes le premier temple édifié pour les hommes et sert de direction aux mondes


« Il y a là des signes manifestes. L’oratoire d’Abraham et quiconque y entre trouve un abri sûr. Dieu prescrit aux hommes un devoir envers lui , le pèlerinage à ce Temple. Un devoir pour ceux qui en ont les moyens. Quiconque est infidèle doit savoir que Dieu peut se passer des mondes .( Le Saint Coran, chapitre 3, verset 97.)


Enfin la Kaaba comporte un double aspect terrestre et céleste. L’homme où il se trouve, sur mer ou sur terre ou dans l’air doit tourner vers sa direction pour accomplir ses prières quotidiennes.



Fichier:Kaaba.png



1 - La Pierre noire (angle Sud-est) (arabe : الحَجَر الأَسْوَد [al-hajar al-aswad]). En 684, la Kaaba est endommagée par un incendie, la pierre noire éclate à cause de la chaleur. En 930 celle-ci est prise par les Qarmates, et restituée en 950. Elle est enchâssée dans un cadre en argent.
2 - La porte de la Kaaba (mur Est).
3 - Gouttière (en or) pour évacuer les éventuelles eaux de pluie (mur Nord) (arabe : ميزاب [mīzab], gouttière). En 1626 une inondation fait écrouler trois des quatre murs de la Kaaba. Elle a été reconstruite en 1627. C'est alors qu'on installe cette gouttière et le châdharwân qui protège le soubassement des eaux de ruissellement.
4 - Le châdharwân est une partie du soubassement de la Kaaba (arabe : الشاذَروان [al-šāḏarwān])
5 - La zone appelée hatîm (الحَطيم, [al-haṭīm], partie effondrée ?) est délimitée par le muret appelé pierre d'Ismaël, selon d'autres sources le mot hatîm désigne aussi le muret. Cela correspond à une partie de la Kaaba originelle sous laquelle serait enterrée Agar, la mère d'Ismaël (arabe : (arabe : الحَجَر إسماعيل [al-hajar ismā`īl]).
6 - Al-Multazam (مُلْتَزَم [multazam], lié par un engagement) désigne le pan de mur entre la porte de la Kaaba et la pierre noire.
7 - La station d'Ibrahim (arabe : مقام إبراهيم [maqām ibrāhīm], station d'Ibrahim) : lors de la construction de la Ka'ba par Abraham et son fils Ismaël, celle-ci prenant de la hauteur, le prophète aurait été contraint de monter sur cette pierre, tout en y laissant l'empreinte de ses pieds.
8 - Angle de la Pierre noire (Sud-est).
9 - Angle du Yémen (Sud-ouest). Une grande pierre placée verticalement forme cet angle du bâtiment. La coutume est de caresser ou saluer cette pierre.
10 - Angle de la Syrie (Cham) (Nord-ouest).
11 - Angle de l'Irak (Nord-est).
12 - Kiswa (arabe : كِسْوة [kiswa], vêtement; habit; draperie) Voile brodé d'or, recouvrant la Kaaba (autre nom en arabe : سِتار الكعبة [sitār al-ka`aba], voile / tenture de la Kaaba).
13 - Bande de marbre marquant le début et la fin des tours.
14 - Cet emplacement est parfois appelé la station de Gabriel (arabe : مقام جبريل [maqām jibrīl], station de Gabriel).
        Source Wikipédia


Le premier Hajji





Le pèlerinage est une institution divine obligatoire une fois durant la vie de tout croyant (musulman) en état de l’accomplir. Il a été imposé à l’homme par le Saint Coran et la Sunna. « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent ». (Le Saint Coran, chapitre 51 verset 56.)





« Et c’est un devoir vers Allah pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Quant à l’incrédule, qu’il sache qu’Allah se suffit à Lui-même et qu’il n’a pas besoin de l’univers ». (Le Saint Coran, chapitre 3 verset 97.)





Et le prophète Muhammad pssl a dit : « O les hommes, Allah a prescrit le pèlerinage, accomplissez le donc » (rapporté par Muslim et An Nisal).





L’homme ne peut pas vivre sans l’accomplissement de la prière. Quand Adam as fut descendu sur terre, Dieu envoya une réplique du Baitul-Mamur, temple qui se trouve au septième ciel et où les anges font perpétuellement des tournées rituelles (tawaaf) et des prières, malheureusement les anges sont tellement nombreux qu’ils obtiennent cette faveur (le droit de faire des tournées) seulement une fois durant leur existence.





Abd Allah Ibn Amru précise, alors qu’Allah fit descendre Adam as du Paradis, Il lui dit qu’Il fera descendre un temple autour duquel circulera, comme autour de Son Trône.





La réplique descendue avec Adam as s’appelle la Kaaba Honorée et est située perpendiculairement par rapport à Baitul Mamur, la représentation du Trône Divin qui est une construction splendide faite à partir de l’hyacinthe rouge orangée d’une dimension colossale, d'une grande beauté du septième siècle.





Quand Adam as accomplit ses premières tournées rituelles (tawaaf) autour de la Kaaba Honorée, ce fut la première prière que l’homme  adressa sur terre à Allah, le Tout Puissant. Cette première prière fut retransmise à travers la Baitul Mamur.





Aussitôt que la prière d’Adam as fut terminée, et la gloire d’Allah acclamée dans tout l’univers, quelques anges furent descendus sur terre pour le féliciter.


Chaque ciel planétaire a sa propre maison. Ibn Abbas ra précisa que : « Cette Kaaba visible n’est qu’une maison d’entre les quatorze », correspondant ainsi aux sept cieux et sept terres.



Adam as était tout seul sur terre au début. Il invoqua Dieu afin qu’il puisse rencontrer Eve (Hawa) ra. Il la rencontra sur la colline Jabal al Rahma, mont de la miséricorde située dans une vallée. Puisqu’ils se sont reconnus sur cette vallée, on la nomma Arafat (arafat veut dire reconnaître en arabe), et aussi parce que c’est le mont autour duquel les pèlerin font station jusqu’à l’approche du coucher du soleil le 9 Zil-Hajj, le fait qu' Arafat soit un sympole de la pure connaissance, la connaissance désignée par le terme marifa.





En toute humilité, ils passèrent la journée à Arafat pour prier et remercier Allah. Puis, ils séjournèrent à Muzdalifa durant la nuit en se souvenant d’Allah. Ensuite, ils traversèrent Mina pour arriver à la Mecque pour tourner autour de la Kaaba. Ils voulaient exprimer leur gratitude et ils firent ensemble la Tawaaf, puis ils continuèrent cette pratique durant toute leur vie.





Ce sont les mêmes lieux sacrés, Arafat, Muzdalifa, Mina et Makkah qui suggèrent un symbolisme permanent que franchirent à leur tour Abraham as, Ismaël as et Hajra.





Tabari rapporte qu’Adam as faisait sept tournées rituelles (tawaaf) pendant le jour, c’est-à-dire 7 X 7 tours, et cinq durant la nuit (5 X 7 tours).





On rapporte qu’Adam as, l’ancêtre de l’humanité mourût à l’âge de 960 ans, et dicté par l’ange Gabriel as, son fils Sheesh as, officia la prière funèbre (Salat ul Janaza).





On présume qu’Ève ra fut inhumée dans une ville située à environs 75 kilomètres de La Mecque, dont le tombeau d’une longueur exceptionnelle, se trouvait dans un cimetière aujourd’hui englobé dans le centre ville. Puisqu’elle est la Grand-Mère de l’humanité, on nomma cette ville Jedda ( Djeddah). Elle est aujourd’hui la ville la plus lumineuse de l’Arabie Saoudite. (Jeddah signifiant en arabe grand-mère.)








Elle est une ville très élégante avec son jet d’eau qui jaillit au large de la Mer Rouge en s’élevant à 260 mètres en hauteur, artistiquement éclairée.





L'eau de Zam Zam










Abraham (as) avait laissé Ismaël (as) et sa mère Hajar (ra) dans une vallée désertique, devenue ensuite La Mecque.
Le voyant partir ainsi, elle le suivit et lui dit : "0 Abraham ! où vas-tu et comment nous laisses-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ?" Cela, elle le lui dit plusieurs fois. Et, comme il ne se retourna pas, elle l' interrogea : "Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ? — Oui, répondit-il. — Alors, dit-elle. II ne nous abandonnera pas."


Après quoi, elle  retourna sur ses pas. Abraham continua alors son chemin, et  arriva à un col où ils ne pouvaient le voir, il fit face à la Maison et prononca des invocations les mains levées .

La mère d’Ismaël (as) allaita son enfant et donna à boire cette eau jusqu’au moment où toute l’eau fut épuisée. Après quoi, elle eut soif tout autant que son fils. Pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’était éloignée, mais arriva à as-Safâ’, la montagne la plus proche, puis fît face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver. Comme elle ne vit personne, elle descendit d’as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle courut jusqu’à la limite de la vallée. A al-Marwa, elle scruta [les alentours] dans l’espoir de voir quelqu’un venir mais elle ne vit personne. Elle fit cela par sept fois.
Puis, tout d’un coup elle vit apparaître l’ange Gabriel (as). Celui-ci  remua la terre et l’eau se mit à jaillir. Hâjar (ra) se mit alors à retenir l’eau comme dans un bassin ; et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre. L’eau jaillit chaque fois qu’elle en puisa.
Les invocations sortant d’une mère, Hajra (ra), ont créé une source d’eau miraculeuse qui  incita la tribu de Jurham de s’établir à la Mecque. Après la mort d’Ismaël (as), leur nombre  augmenta considérablement, mais en même temps les membres de la tribu régressèrent en spiritualité. Ils furent complètement déviés de l’enseignement d’Ismaël (as) à tel point que les descendants de celui-ci  durent les chasser de cette localité sacrée. Leur état de débauche était outrageant. Avant de partir la tribu  contre-attaqua en remplissant le puits de zam zam avec tout ce qu’ils pouvaient trouver sur place. Ils  recouvrirent le lieu avec des monts de sable. Par conséquent, le puits resta invisible pendant plus de mille ans. En revanche, la Kaaba  demeura le centre du pèlerinage pour les descendants d’Ismaël (as) aussi bien que pour ceux venant de loin.

Malgré la disparition du puits, l’hospitalité des gens  voulut qu’il procurât de l’eau à tous les pèlerins. Abdul Monaf (ra), descendant direct d’Ismaël (as), et l’ancêtre du Prophète Muhammad (pssl) avait cette responsabilité honorable. Le privilège de distribuer de l’eau, qu’on appelle 'siqaya' fut transféré de père en fils. Abdul Mutallib (ra), chef de la famille Bunu Hashim et également le grand-père du Prophète (pssl) reçut cette honorable charge. Le titulaire du titre de distributeur d’eau avait une fonction difficile. Sans les puits de Zam Zam, il fallait transporter de l’eau de très loin. Néanmoins, Abdul Mutallib (ra) accomplît son devoir avec ferveur puisqu’il crut fermement en cette cause.

Par ailleurs, Abdul Mutallib (ra) connaissait bien l’histoire de la Mecque ancienne. Il savait qu’il existait au temps d’Ismaël (as) un puits dans l’enceinte de la Kaaba. Il  essaya donc de le localiser. Mais celui-ci  demeura introuvable.

Un soir, alors qu’il dormait dans le Hijr, il vit en songe que le site du puits de Zam Zam était situé sous l’emplacement de l’autel du sacrifice à peine quinze mètres de la Kaaba. Pour vérifier, il lui fallait déplacer les idoles qui l’entouraient. Cependant aucune tribu ne voulut approuver sa proposition de déplacer les idoles. Ainsi, Abdul Mutallib (ra)  retourna vers Dieu et le pria de l’aider dans sa tâche. Il  prit l’engagement que si Dieu l’aida à retrouver le puits de Zam Zam et le bénit de dix fils, il sacrifierait l’un d’eux à la Kaaba en signe de remerciement. D’emblée, il  informa les Quraichites de son serment de sacrifier un de ses fils sur l’autel en cas de réussite. Avec cette nouvelle proposition, les tribus cessèrent de s’opposer à son idée d’effectuer une fouille. Toutefois, elles ne l’ aidèrent pas dans cette entreprise. Téméraire, il  commenca la fouille avec l’aide de son fils Harith sous les regards ironiques des Quraichites.

Après avoir beaucoup creusé avec persévérance, et par la Grâce de Dieu, le puits fit jaillir de l’eau cristallisée. Ce fut une découverte phénoménale en ce sens que l’eau fut convoitée comme de l’or. Abdul Mutallib (ra)  reçut les félicitations et les remerciements de toute part. Il  devint un héros très respecté et fut considéré par tous comme un dirigeant en matière d’eau.

Le temps passa et Abdul Mutallib fut aussi béni de dix fils avec la volonté divine et tous étaient devenus adultes. Etant un homme de parole, il n’ oublia pas sa promesse faite à Dieu. Il dut sacrifier un de ses fils. Il fallut en choisir un, et ce fut la grande difficulté.

A cette époque de l’ignorance (jahiliya) et lorsque les gens avaient un choix à faire, ils avaient pour habitude de procéder à un tirage au sort. Il  réunit ses dix fils autour de la Kaaba et les mit au courant de son dilemme. Avec le consentement de tous ses fils, il fit un tirage au sort. Par trois reprises, le sort  tomba sur Abdallah (ra), le benjamin et celui qui fut le plus aimé de tous.

Sans perdre de temps, Abdul Mutallib (ra)  commença les préparations pour le sacrifice de son fils Abdallah. La nouvelle fut propagée très vite dans le quartier et déclencha une protestation de grande ampleur.

Abdallah était le bien aimé de tous pour ses bonnes manières. Une délégation mecquoise était venue convaincre Abdul Mutallib (ra) à changer d’avis. Mais ce dernier était déterminé dans sa démarche. Il accepta qu’un groupe de gens aille consulter la célèbre prêtresse Shia en Syrie pour trouver une solution. Celle-ci, après avoir écouté l’histoire, dît : « Notre coutume ici est de payer dix chameaux en guise de compensation pour un homme assassiné, ainsi Abdul Mutallib doit placer dix chameau d’un côté et Abdallah de l’autre et ensuite tirer au sort. Si le sort est du côté d’Abdallah, il faut y ajouter dix chameaux jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu de faire tomber le sort du côté des chameaux ».

En toute hâte, la délégation  retourna à la Mecque pour informer Abdul Mutallib (ra) de la suggestion de la prêtresse Shia. Guidé par la sagesse divine, Abdul Mutallib  obtempéra. A neuf reprises le sort  tomba sur Abdallah et le dixième tomba du côté des chameaux. Il lui fallut sacrifier cent chameaux pour sauver la vie d’Abdallah et honorer sa promesse à Dieu (après cet évènement là, il était devenu une coutume en Arabie de payer cent chameaux en guise de compensation pour la vie d’un homme).

Très enthousiasmé, il  organisa une grande fête et  invita tous les habitants de la Mecque et de la banlieue afin de sacrifier les cent chameaux. Il décida ensuite de trouver une conjointe pour Abdallah (ra). C’est dans le désert de la Mecque, dans une famille de noble lignée que Abdul Mutallib (ra),  maria son fils Abdallah (ra) à la plus pure et la plus chaste des filles, une fille de grande beauté physique et morale, Amina bint Wahab bin Abd al Manaf bin Zouhra bin Kilab bin Moora bin Kaab, al Zahira, la Quraychite.

C’est ainsi qu’à l’âge de vingt ans Abdallah  épousa Amina, la vertueuse et ravissante fille de la tribu Banu Zahra. Il  eut avec elle, Muhammad (pssl), le dernier des prophètes sur terre.

Après un millénaire de disparition, l’apparition du puits de Zam Zam avant même la naissance du Prophète est très significative et annonça la venue d’un nouveau régime. Aussi doit-on noter que depuis la naissance du Prophète (pssl), l’eau de Zam Zam n’a jamais cessé de jaillir.


Actuellement la consommation moyenne par jour par les pèlerins seulement est de 10,000 mètres cube sans compter les 40 tonnes envoyées quotidiennement à Médine et l’énorme quantité expédiée à l’extérieur.

Les études scientifiques ont démontré que l’eau de Zam Zam est pure comme le cristal et est naturellement potable sans traitement. Elle est conforme aux normes internationales de pureté.

Par un surcroît de prudence, l’eau est traitée sous les rayons ultra violets pour sa stérilisation. Ceci n’affecte ni le goût, ni la couleur, ni la composition et l’eau parvient aux consommateurs sans que rien n’y soit ajouté.

La Zam Zam contient un taux de magnésium, de sodium et de potassium plus élevé que dans une eau de source ordinaire. Par contre, la qualité de fer qu’elle contient est juste inférieure à la maximale recommandée par l’Organisation mondiale de la santé.

Sa conductivité électrique est trois fois supérieure. Enfin, il ne faut pas oublier qu’elle possède beaucoup d’ions qui sont très nutritifs.

Nous pouvons conclure qu’elle est la meilleure eau minérale qui existe sur terre.

Etant situé à peine quinze mètres de la Kaaba dans le Mataf, la maison qui recouvre le puits a dû être transférée au sous-sol afin d’agrandir l’espace du Mataf pour faciliter la tawaaf.

Le plafond de la nouvelle maison du puits adhère au sol du Mataf. Le puits est doté d’une paroi en demi cercle faite de panneaux transparents permettant de le voir. L’emplacement du puits est indiqué sur le sol du Mataf par un cercle en marbre noir. La grande salle du puits est entièrement climatisée et illuminée et est équipée d’unités en marbre avec environ cinq cent robinets chromés. De plus, l’eau est repartie dans toute la Mosquée passant par des réfrigérateurs situés au sous-sol. Le pompage et la réfrigération sont commandés par ordinateurs.

Outre ces réseaux de distribution, il y a en permanence 8000 thermos contenant 50 litres d’eau éparpillés dans toute la Mosquée, tout près des prieurs accompagnés de millions de gobelets. Pendant le pèlerinage, l’eau est aussi distribuée par des camions frigorifiques stationnés dans les lieux de rassemblement des pèlerins.

L’eau de Zam Zam a cette particularité. Pour ceux qui dans leur vie ne peuvent s’approcher du puits de Zam Zam, alors c’est elle qui ira à leur rencontre où qu'ils se trouvent. L’eau est gratuite en soi. Les éventuels acheteurs ne payent que le coût du transport et du contenant.

L’eau de Zam Zam est la preuve que la bénédiction divine, la baraka, est inépuisable.

Il faut souligner que selon un récit traditionnel concernant l’eau de Zam Zam, le Prophète pssl a dit : « L’eau de Zam Zam est efficace pour tous les buts que vous voudrez atteindre » et selon un autre récit, Hazrat Omar (ra), en buvant l’eau de Zam Zam a dit : « Seigneur, je bois l’eau de Zam Zam pour étancher ma soif le jour du jugement dernier ». Selon un autre hadith, le Prophète (pssl) a dit que : « L’eau de Zam Zam est efficace contre la soif et la faim. Elle est aussi efficace si vous la buvez avec l’intention d’avoir la guérison contre une maladie ».

Enfin, lors de l’ascension (miraj), l’ange Gabriel (as) a apporté le Buraaq et un récipient en or du Paradis, mais il n’a pas apporté avec lui l’eau du Paradis. Il a utilisé celle de Zam Zam pour laver le cœur du Prophète (pssl) avant de partir pour la grande aventure.

En buvant l’eau de Zam Zam, le Prophète (pssl) priait Allah en ces termes : « Je te demande la connaissance utile, suffisamment de nourriture et la guérison contre toute maladie ».

Il est à noter qu’il est strictement défendu d’utiliser l’eau de Zam Zam pour les toilettes et celui qui boit cette eau doit se tenir debout et faire face à la Kaaba (comme pour la prière).

La source Zam Zam est un miracle actuel et vivant. Rationnellement, on ne peut pas expliquer son abondance. Il n'y a pas de rivière, de lac ou une autre source proche. Cette eau coule, en tout cas, depuis au moins l'époque du Prophète (pssl), c'est-à-dire depuis plus de quatorze siècles.

Abdool Cader DOOKHY





A voir aussi : 
  • Du Pèlerinage (extrait de : La Balance de la loi musulmane (Kitâb el-Mizân) – Cheikh Charani ou Esprit de la législation islamique et divergences de ses quatre rites jurisprudentiels (extraits) sur le site "Le Porteur de Savoir" ici

  • Les "Photographies anciennes de La Mecque et Médine, 1880, 1947 " ici






A suivre inchAllâh








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